Aventures...

par Nadège CY...et elles

MDS : En chemin pour les Dunes de Merzouga

Le top départ est donné comme toujours sous les encouragements du staff avec le son de « Highway to Hell » qui résonne dans cette plaine désertique. Les hélicoptères décollent et nous avec…

A ma grande surprise, nous marchons pour ainsi dire tous ! Bien sûr les félins de tête sont déjà loin en quelques secondes, mais le troupeau auquel j’appartiens démarre prudemment.

Nous n’en sommes qu’à la deuxième étape. L’étape longue et encore plus redoutée puisque mystérieuse n’est que la quatrième. Vues les sensations pendant la première étape, il vaut mieux appréhender celle ci avec humilité.

Dolorès retrouve sa coéquipière de la veille et moi je continue à mon rythme, écoutant ça et là les discussions autour de moi et avançant sous cette chaleur qui se fait déjà écrasante.

Nous en sommes à peine à quelques centaines de mètres que déjà certains se cachent à l’ombre du 4×4 des doc trotters. Je me surprend à me dire que pour moi tout va bien, et qu’il est déjà bien tôt pour envisager une pause. Le premier CP est à 13 km, nous en avons à peine fait 1 ou 2. Il est vrai que pour certains, la nuit a été rude, tiraillés entre malaises et vomissements. Les doc ont eu fort à faire en cette première nuit de course. Cela s’en ressent dès les premières élancées sur cette étape et visiblement certains rendent déjà leur dossard, laissant s’envoler leur objectif quel qu’il soit avec le vent du désert.

En parlant de vent, un petit vent nous cingle entre les oreilles mais il ne va pas durer. Très vite la chaleur s’installe et il devient évident que cette étape va être dure, tant par son cheminement que par les conditions climatiques qui nous attendent.

Contrairement à la veille, d’emblée nous traversons un village et j’avoue que ce changement de décor est très agréable. Ça et là, des habitants nous observent, se demandant ce que peut bien être cette drôle de gigantesque caravane. La moindre bâtisse est sujette pour certains à une halte salutaire. Pour ma part, je traverse ce coin assez enjouée, même si je fais attention, le terrain est très sec et tape littéralement sous mes pieds. Un petite descente nous permet de profiter d’un magnifique point de vue. Un peu déçue de ne pas pouvoir profiter de ces descentes à mon aise, visiblement, mes pieds sont sensibles, je profite quand même de ce moment et continue cette aventure, bien contente de ne pas avoir jeté l’éponge hier soir.

Les premières dunes font leur apparition au bout de 5 km. Elles sont petites, quelques mètres à peine mais sont nombreuses. Elles nous font bien travailler les gambettes. Mes cuisses n’ont qu’à bien se tenir, après des mois de travail de renforcement musculaire et à arpenter les petits reliefs qui jalonnent ma région natale, ces dunes passent bien, même si je reste sur la réserve lors des descentes. C’est un comble pour toute personne qui me connaît… Je me répète mais j’adore les descentes et là, la frustration est palpable.

Au détour de l’une d’entre elles, qui vois-je ? Mon partenaire de la veille, Marc. Visiblement, peu de reliefs entourent Bruxelles car ces dunettes semblent déjà lui jouer quelques tours. Il faut dire qu’il est bien plus grand que moi et son sac pèse bien plus lourd, deux bonnes raisons pour s’enfoncer plus que moi dans le sable. Mais il ne s’agit là que d’une mise en bouche de près de 5 km…Dolorès me rattrape à ce moment là. Elle a sûrement dû faire une belle halte au point de vue dans le village. Elle est seule, sa collègue de la veille est restée à l’arrière. Elle continue son chemin, droit devant.

A la sortie de ces dunettes, nous revenons sur un plateau désertique plus ou moins caillouteux. Après avoir passé une auberge, gigantesque demeure improbable au milieu de cette étendue sans fin, le 1er CP s’offre à nous pour une première pause. Nous en sommes à 2h45 de marche.

Pour le moment, je me sens bien, j’avoue que la présence rassurante de Marc m’aide à ne pas penser à ce qui nous attend dans quelques mètres, ni à mes pieds qui sont très sensibles déjà. Certains ont déjà stoppé leur course, d’autres resterons à l’ombre des tentes des doc, une perfusion en guise d’oasis salvateur. La chaleur est étouffante.

Au CP, nous commençons à rencontrer des têtes connues de la veilles, les même visages se croisent et les discussions s’amorcent. Eva, Margaret, Guy, Marcel et bien d’autres dont je ne connaîtrais pas le nom bien que nos chemins se croiseront souvent…

L’objectif de cette halte : essayer de se rafraichir, la tête, le corps, manger un peu, reprendre des forces…Juste derrière les tentes, les Dunes nous attendent…. Pour une épopée de 13 km…

Au Suivant Poste

Précedent Poste

© 2022 Aventures…

Thème par Anders Norén